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Gary Bodeau proteste auprès de l’ONU contre les sanctions canadiennes.



Gary Bodeau, l’ex président de la chambre des députés, figurant sur la liste des 17 personnalités politiques et du monde des affaires sanctionnées par le Canada a adressé une correspondance au secrétaire Général des Nations Unies, Antonio Guterres afin de protester contre ce qu’il qualifie de démarches cavalières du Gouvernement Canadien qui impose des sanctions à des citoyens haïtiens sans tenir compte de la résolution 2653 du Conseil de Sécurité qui prévoit un comité de sanctions et des mécanismes clairement définis.


Le premier argument avancé par Gary Bodeau pour protester contre ces sanctions qui le présentent comme quelqu’un qui a violé la paix et la sécurité internationales en Haïti repose sur le fait que la justice de son pays ne lui a rien reproché jusqu’ici. “ Le Gouvernement Canadien veut tout simplement m’éliminer politiquement et socialement au profit d’autres acteurs plus favorables à ses intérêts en Haïti afin de m’empêcher de continuer à travailler pour le bien-être de mes compatriotes haïtiens”.


Gary Bodeau parle de préférence de l’agression du gouvernement du Canada contre lui. Je me considère victime et le Gouvernement canadien ne respecte pas la Charte canadienne des droits des victimes du 23 juillet 2015. Celle-ci prévoit une interdiction de publication qui empêche toute personne de publier, de diffuser ou d’envoyer tout renseignement qui pourrait révéler l’identité d’une victime”, at-il indiqué.


Il poursuit sa défense en disant que “le Gouvernement canadien me condamne sans appel. Sans le contradictoire. Sans que je puisse avoir connaissance des chefs d’accusation. Sans me donner l’occasion de me défendre. Sans un procès en bonne et due forme. Sans aucune procédure judiciaire autant que faire se peut. Sans jugement”.


Le 14 décembre 2022, il avance avoir écrit au Gouvernement Canadien pour réclamer les actes d’accusation à partir de sa loi sur l’accès à l’information (« The access of information act »). Toutefois, au terme du délai légal imparti, “le Gouvernement du Canada m’a communiqué zéro information et dit avoir besoin d’une extension de cent vingt (120) jours additionnels pour collecter les informations”, se plaint-il précisant que sa demande a été réitérée le 2 février 2023.


Gary Bodeau a conclu sa protestation en disant faire appel à la communauté internationale, notamment les Nations Unies via son Conseil de Sécurité, et en général aux ONGs travaillant dans le champ des droits humains et à toutes les démocraties du monde pour soutenir ses efforts de quête de justice.


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