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Des alliés d’Ariel Henry font obstacle à la mise en place du conseil présidentiel

Dernière mise à jour : 1 avr.




Des acteurs politiques, alliés d’Ariel Henry tentent de bloquer l’installation du conseil présidentiel. Dans une lettre envoyée au Président de la Caricom, Mohamed Irfaan Alli, datée du 31 mars 2024, ils expriment leur position en faveur de la désignation d’un juge de la Cour de Cassation pour diriger un gouvernement inclusif.

 

Cette lettre, signée par des personnalités telles que Edmonde Supplice Beauzile du parti Fusion, Levaillant Louis-Jeune du parti INITE, André Michel du SDP, Marjory Michel du Plateforme Fanm Angage Pou Ayiti, Fils Aimé Ignace St Fleur du Parti Patriote Natif Natal, Gino Bonet du parti KID, et Chaperon Jean Joseph du Parti LAVNI, dénonce le Conseil Présidentiel de Transition proposé par la Caricom.

 

« Nous ne pouvons pas prendre un tel risque, ni nous payer le luxe d’un vacuum à la tête de l’État, surtout pas en cette période troublée où l’administration est au bord de l’effondrement total », peut-on lire dans la lettre signée par Marjorie Michel, André Michel et Edmonde Supplice Beauzile, rejetant catégoriquement le Conseil Présidentiel de Transition.

 

« Nous croyons que la Caricom et les pays partenaires qui soutiennent ces initiatives, ont péché et ont hypothéqué toutes les chances de succès de leur démarche, en se contentant uniquement de faire accepter le concept de ce conseil de 7 membres et de 2 observateurs, sans se donner la peine d’obtenir que les parties prenantes signent formellement une entente sur sa mission, son organisation, son fonctionnement et la durée de son mandat », poursuivent les supporteurs du Premier ministre démissionnaire.

 

Malgré leurs réserves, les partis politiques alliés du Premier ministre démissionnaire ont décidé de respecter sa décision de céder le pouvoir en faveur d’un Conseil Présidentiel de Transition une fois celui-ci installé, avec un Premier ministre et un gouvernement désignés.

 

Toutefois, ils soutiennent que « la moins mauvaise formule » serait de revenir à ce que prévoyait initialement la constitution de 1987 dans de telles circonstances, à savoir confier la présidence à un juge de la cour de cassation travaillant avec un Premier ministre et un gouvernement inclusif d’unité nationale. Ils soulignent que cette formule avait déjà fait ses preuves lors des périodes difficiles de 2004 à 2006, permettant l’organisation d’élections libres avec un fort taux de participation.

 

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